Accueil > Anciens posts > Peut-on étudier la Torah d’une façon purement critique ?

Peut-on étudier la Torah d’une façon purement critique ?

 

D’après Wikipedia Anglais (la version française étant une insulte à l’intelligence humaine), la critique de la Bible se définit ainsi :

Biblical criticism is "the study and investigation of biblical writings that seeks to make discerning and discriminating judgments about these writings." It asks when and where a particlular text originated, how, why, by whom, for whom, in what circumstances it was produced, what influences were at work in its production, what sources were used in its composition, and the message it was intended to convey.

Il faudrait plus d’une entrée de blog pour discuter des tenants et aboutissants de ce sujet. Un des gros problèmes de la critique littéraire, textuelle et narrative de la Bible est qu’elle est égocentrique et repose sur une série d’axiomes, les plus importants étant la non-existence de Dieu et l’impossibilité qu’un texte puisse avoir une origine divine. Forcément, ça limite les interprétations traditionnelles…

Les plus ardents critiques s’accordent tout de même à dire que les juifs ont superbement réussi à préserver le texte hébreu original. Quasiment aucune erreur après plus de 2000 ans de copiage et recopiage.

Ancient Jewish scribes developed many practices to protect copies of their scriptures from error. The result produced by their methods is impressive. – Wikipedia.org

La Torah la plus ancienne, retrouvée à Qumran, Israël, date de 150 BCE et ces parchemins appartenaient à une secte juive de l’époque du Second Temple, malheureusement peu soigneuse dans ses écritures. Les critiques littéraires laïques et religieuses les qualifient de proto-masorétiques, c’est à dire confirmant globalement le texte hébreu actuellement lu dans les synagogues du monde entier. Sur les 220 parchemins de Qumran citant le Tanakh*, 90% sont identiques au texte hébreu actuel, 5% au texte grec de la Septante et 5% au texte des samaritains. D’autres critiques réconcilient très bien la critique biblique et la tradition juive de la Torah (voir ce blog anglophone discutant des nombres et des dates dans le Tanakh).

Que dit le Talmud ? Un passage dit que si une personne n’étudie pas la Torah pour elle-même, alors "elle se retourne en poison contre lui". Un autre passage dit qu’il faut toujours laisser un homme étudier la Torah, "car même s’il commence avec de mauvaises intentions, il finira par l’étudier pour elle-même".

* Il convient de préciser que près de la moitié des textes retrouvés ne font pas partis du Tanakh. Il s’agit de textes supplémentaires, poèmes, commentaires en hébreu et même en grec et araméen. De plus, la majorité des variantes ne concernent que l’orthographe des mots et n’affectent en rien le sens. Comme noté précedemment, beaucoup de textes des caves de Qumran ont été réalisés par des scribes assez peu attentionnés. Ces variantes ne peuvent donc pas être considérés comme la lecture originale du texte (en tout cas pas systématiquement sur la simple base qu’il s’agit des textes les plus anciens).

 

Publicités
Catégories :Anciens posts
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :