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Archive for avril 2008

Quelles furent les premières réactions face au sionisme dans le monde juif ?

 
Les premières vagues d’immigration datent de la seconde partie du 19ème sicèle. Voilà presque 150 ans que les premiers juifs russes vicitmes de pogroms émigrèrent vers la Palestine ottomane. Les réactions pré-1947 furent très différentes les unes des autres :
 
L’indifférence tout simplement. Beaucoup de juifs européens et sépharades ont à peine conscience des évènements proche-orientaux (aujourd’hui n’est pas différent d’hier !).
 
L’assimilationisme : les juifs français puis anglais et allemands vont tous s’émanciper au 19ème siècle, c’est-à-dire qu’ils vont jouïr des mêmes droits que les "nationaux". La majorité des juifs en sera très fière et sera prête à abandonner des pans entiers de la religion et de la culture juive afin de s’assimiler dans le pays. La Prusse est notre terre promise et Berlin notre Jérusalem, se ventera, en Allemagne, le Judaïsme Libéral naissant.
 
Le colonial-progressiste : ceux qui font le choix de partir sont très minotaires et presque tous socialistes. Ils sont pacifiques et voient la création d’une zone autonome (pas forcément un état-nation) juive en Palestine comme un rêve progressiste où les juifs aideraient les arabes locaux à s’émanciper avec eux… Shimon Peres est le desendant direct de cette utopie aujourd’hui vouée à disparaître. Bien qu’agnostiques, ils reconnaissent le message universel de la Torah et la nécessité de transmettre l’histoire et la culture juive aux générations futures.
 
Les nationalistes : ils sont les ancêtres directs des partis comme le Likud ou Yisrael Beitenu. Décomplexés face l’usage de la violence, ils sont aussi attachés aux valeurs juives que les colonialaux-progressistes mais restent minoritaires jusque dans les années 1960-70. Leur "résignation au réalisme" est parfaitement expliquée dans cette tirade de Bernard Lazard (sioniste français) donnée à Paris en 1897 :
L’individu qui renonce à résister et qui ne sait pas se servir des armes qui sont à sa disposition abdique sa personnalité, consent à l’esclavage et par conséquent mérite de disparaitre… Le juif qui se ne lève pas devant l’antisémitisme s’enfonce d’un degré dans l’abjection morale.
 
Les anarcho-communistes : mouvement très populaire au début du 20ème siècle, il va permettre à l’Etat Hébreu de se faire livrer de précieuses armes dans les années 1940 par les pays soviétiques. Les juifs optèrent souvent pour le communisme grâce à sa promesse d’égalité parfaite entre les hommes, égalité refusée depuis la chute du royaume de Judée 1900 ans plus tôt. Athé voire ouvertement anti-religieux, ce groupe militera pour une zone de peuplement juif (pas forcément un état-nation) composée de Kibbutzim, au fonctionnement proche des Kolkozes soviétiques.
 
Les Haredim anti-sionistes : le meilleur pour la fin ! La position (ultra-)orthodoxe évolura au fil des victoires militaires de Tsahal et de la prise de Jérusalem Ouest puis Est. Mais les Haredim furent farouchement contre un retour à Tzion avant l’arrivée du Mashiah (messie). Seul ce dernier pourra inaugurer le retour des exilés et la reconstruction du Beit-Hamikdash (Le Troisième Temple). Aujourd’hui, de plus en plus de Haredim accèptent l’existence de l’Etat d’Israël et effectuent même leur service militaire. Leur théologie a été revue car, après tout, la renaissance d’Israël fut un miracle auquel plus personne n’osait croire.
 
Source : Géoplitique du sionisme, Stratégies d’Israël, par Frédéric Encel, 2007
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Le Hamas ne reconnaitra jamais Israël

Le mouvement palestinien Hamas est prêt à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967 mais "il ne reconnaîtra pas Israël", a affirmé son chef en exil Khaled Mechaal, lors d’une conférence de presse à Damas.

L’AFP nous confirme ce qu’on savait déjà. Négocier avec les tarés du Hamas (comme l’a proposé honteusement l’ancien président américain Jimmy Carter lors d’une récente visite chez l’ennemi à Damas) est inutile et mettrait en danger la vie d’innocents israéliens.

 
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Assimilation

 

Les gens s’assimilent vite. Malgré les vagues d’immigrations (belges aux 19ème siècle, italiens et polonais dans les années 1920-30, maghrébins et portugais dans les années 1960-70), les français continuent de manger des croissants et de regarder TF1 (1ère chaine européenne en nombre de spectateurs).

Les langues régionales seront mortes lorsque la génération du baby-boom aura disparu (environ 2030). Les fameux immigrés de deuxième génération ont peu d’attaches avec le pays de leurs parents. Ils tombent amoureux des jeunes françaises mais ne les marrient presque jamais, à l’exception des communautés asiatiques. L’islam radical est une réponse directe à l’assimilation. Rejeter la France revient nécessairement à embrasser son origine à 100%. Le consensus de la première génération d’immigrés (maintenir sa culture en privé, s’assimiler en public) ne fonctionnent pas avec la deuxième génération qui ne parle souvent même pas la langue de leurs parents. Vous seriez étonnés du nombre de jeunes musulmans respectant le ramandan mais ne sachant pas lire une seule lettre arabe.

Les juifs n’échappent que peu à cette règle. Ce n’est que grâce à la venue de 300,000 juifs sépharades dans les années 55-75 que la population juive de france ne subit pas le même sort que celle des autres pays d’Europe. En effet, les 600,000 juifs français sont beaucoup plus pratiquants que leurs compatriotes européens. Le nombre d’écoles juives et restaurants casher a explosé ces 20 dernières années. La france abrite les 3/4 des juifs d’europe continentale (hors Grande-Bretagne et Russie-Ukraine).

Chiffres français effrayant

Regardez la tranche des moins de 30 ans de la population française. Probablement près de 50% n’ont pas un nom de famille français. Une étude avait estimé que 15 millions des résidants en France étaient soit immigrés soit avaient au moins un parent immigré. La France est un état-nation fondée sur des valeurs et une langue communes. Les français ne représentent pas une ethnie et sont culturellement indifférentiables d’un belge francophone ou même d’un allemand ou d’un italien si on fait abstraction de la langue.

  • En 2008, on approchera les 6 millions de personnes d’origine étrangère (immigrés et étrangers) soit 9% de la population
  • Depuis 2003, il y a 130,000 nouveaux immigrés par an en moyenne
  • En 2003, 75% des nouveaux immigrés provenaient d’Afrique et du proche-orient;
  • Sur les 10 dernières années, 1,2 millions d’étrangers ont été naturalisés;
  • Il y aurait malgré tout 300,000 immigrés clandestins actuellement;
  • 11% des étudiants en France sont des étudiants étrangers (en augmentation de plus de 10%/an);
  • 17% des franciliens sont des immigrés et 40% des immigrés vivent en Ile-de-France.

Année

Fécondité nationale

Fécondité
française/maghrébine

1999-03

1.860

 

2004

1.916

1.70 / 2.80

2006

2.005

 

Source : Démographie française sur Wikipedia.fr, INSEE

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Presque 100% des juifs israéliens supportent un transfert partiel des arabes hors d’Israël

 

Un sondage officiel effectué par la chaine parlementaire israélienne (l’équivalent de LCP-Sénat en France) montre que 76% des israéliens favorisent une expulsion des arabes israéliens si un état "palestinien" est créé au côté d’Israël (NDLR : de l’autre côté du Jourdain si possible…).

L’étude précise que 28% des sondés pensent que seuls ceux refusant de servir l’Etat doivent être expulsés et que 19% préfèrent transférer seulement les arabes vivant près du futur état "palestinien" (ex: Galilée du sud). Les arabes représentent 20% de la population et ont probablement tous répondu par la négative, donnant ainsi 37% des juifs favorables au transfert sans condition.

Non seulement les juifs sont massivement contre l’idée d’accepter les "réfugiés palestiniens" (qui ne sont ni l’un ni l’autre) mais ils ont aussi fini par comprendre que les arabes israéliens représentaient un danger pour la démocratie juive.

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