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Archive for mai 2008

Religion désorganisée

19 mai 2008 3 commentaires

 

Les gauchistes sont souvent athés. Ils critiques volontiers les religions organisées en prétendant qu’eux, sont des libres penseurs. En realité, le communisme, le féminisme et l’écologisme (l’écologie radicale) sont des organisations présentant toutes les caractéristiques d’une religion.

"Quand on ne peut pas changer la réalité, on change les mots". Leurs leaders sont leur clergé, leurs meetings sont leurs offices religieuses, leurs slogans leur Shéma, leurs journaux leurs siddurim, leurs doctrines leurs dogmes. Il est frappant de voir la similitude entre le système de la Kasheroute d’un juif et celui des règles végétariennes d’un écologiste. Le premier suivra les conseils de son rabbi, le second ceux d’un nutritioniste (probablement juif) qui publie dans Santé Magazine.

Les meetings et les magnifestations syndicales (faussement travaillistes) sont remplis de chants repris avec une ferveur religieuse supérieure à n’importe quelle communauté libérale juive ou chrétienne. Les mouvements gauchistes ont leurs idoles : hier Marx, aujourd’hui Besancenot et Obama. Ils les imaginent infaillibles car remplis de l’inspiration divine… qu’ils préfèrent appeler (cf. "Quand on ne peut pas changer la réalité, on change les mots") audace, espoir ou pire : humanisme.

Les juifs, chrétiens et musulmans sont taxés de conservatisme car ils affirment que toute nouveauté doit d’abord passer le filtre biblique, halakhique ou coranique. Pourtant ce sont les gauchistes qui défilent dans les rues des capitales pour défendre les acquis sociaux. "On ne reviendra pas sur les victoires précédentes", disent-ils eux-mêmes. Comme un musulman qui affirme que la révélation divine fut progressive pour culminer avec Mohammed, un gauchiste s’auto-proclame progressiste et pense que l’histoire se déroule toujours dans la même direction : la sienne. Son Dieu n’est pas une lumière qui les guide le long d’un chemin, mais le chemin lui-même. Peu importe si ce chemin mène à la destruction, on n’arrête pas le train en marche. Peu importe que le système des retraites ne soit plus compatible avec la démographie et les avancées médicales du 21ème siècle : on ne reviendra pas sur les acquis sociaux ! L’idéologie s’est transformée en paradigme puis en dogme. Le passage de paradigme en dogme empêche toute remise en question sérieuse. Le dogme en lui même ne serait pas dangereux s’il n’était pas nié et présenté comme un progrès social.

Les gauchistes ont du mal à établir leur canon biblique car, par définition, être de gauche c’est n’être d’accord sur rien. Les différences sont les bienvenues et toute fixation doctrinale amène à un totalitarisme (ex: Union Soviétique). Un gauchiste est incapable de donner une définition honnête de la gauche sans aller chercher des concepts mielleux d’universalisme. Les gauchistes ne peuvent échapper au relativisme morale, car sans autorité supérieure, toutes les choses se valent et rien n’a de sens. L’athéisme ronge ses adhérents car il impose une auto-contradiction :

Si une raison ultime n’existait pas, alors le simple fait de la nier serait insensé. [2]

Le gauchiste a rejeté toute intervention divine sur terre. Pour combler l’inutilité de son existence, il s’invente une éternité au travers de la race humaine[1]. Il s’est inventé une religion où l’Homme est Dieu. La beauté de l’accomplissement humain remplacerait le Doigt divin écrivant l’Histoire. La science moderne montre pourtant que nous ne comprendrons jamais d’où nous venons car le temps et la matière furent créés en même temps que l’univers. Voir l’avant-Big Bang est donc une utopie auquel le gauchiste se raccroche, sans quoi les murs de son temple s’effondreraient comme ceux de Jéricho.

[1] Les agnostiques et je-m’en-foutistes préfèrent ignorer la question et sortir en discothèques. Passer le temps est, je trouve, l’expression qui résume à elle seule toutes leurs vies. Les agnostiques sont pour la plupart des théistes ou des athéistes qui n’ont pas encore assez réfléchi…

[2] Abraham Joshua Heschel, philosophe américain, extrait de God in Search of Man, 1955

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Livni n’a rien compris

 

Il s’est tenu à Jérusalem hier soir, une conférence intitulée "Faire face au lendemain" réunissant dignitaires étrangers, politiques israéliens et leaders juifs de partout dans le monde, et célébrant les 60 ans de l’Etat d’Israël.

Livni, la Roselyne Bachelot israélienne, a gagné le prix de la phrase choc :

Les Palestiniens célébreront leur propre Jour de l’Indépendance. Ce jour-là, ils effaceront le mot nakba [catastrophe] de leur dictionnaire.

La Ministre des Affaires Etrangères confond l’espérance avec la prédiction. Elle souhaite que les palestiniens stoppent la célébration anti-sémite du jour de la nakba (pour montrer que la création d’Israël fut une catastrophe) mais elle est bien incapable de le garantir. De plus, abandonner des terres juives à des hommes armés professant ouvertement leur volonté de détruire Israël n’est pas une politique qu’on annonce le jour de l’anniversaire de l’indépendance.

Et pendant ce temps, les arabes de Gaza continuent d’envoyer leurs roquettes… jusqu’à Ashkelon, grande ville côtière jusqu’ici épargnée car assez éloignée de la bande de Gaza. Comment peut-on être aussi stupide pour penser qu’une solution diplomatique existe encore ?

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Joyeux anniversaire Israël

 

Ce soir marque l’anniversaire des 60 ans de l’Etat d’Israël. Voilà 60 années que David Ben-Gourion proclama la renaissance du foyer national juif en Eretz Israel.

Vous pouvez lire de nombreux articles dans la presse francophone, celui du Figaro étant un bon endroit où commencer.

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Après Yisrael Beitenu, d’autres députés quittent la coalition

 

Après que les 11 députés appartenant au parti nationaliste du russophone Avigdor Lieberman aient quitté le Titanic, c’est au tour de 3 députés de la faction GIL, le "parti des retraités", de sauter avant que cela soit trop tard.

GIL est un parti à l’israélienne, c’est à dire qu’il défend des intérêts privés, et se moque du reste de la société. Il n’a qu’un objectif : faire augmenter les retraites. Il se situe au centre-gauche de l’échiquier politique mais se vend au plus offrant. "Mes voix dans la Knesset contre des lois améliorant le niveau des vie des vieux".

GIL avait obtenu 7 sièges aux dernières élections et faisait parti de la coalition d’Olmert. Ils ne sont donc plus que quatre et le gouvernement n’a donc plus que le soutien de 64 députés (la majorité absolue étant à 61). On reparle d’élections anticipées et de motion de censure, le Likud trépigne et les Travaillistes comptent leurs jetons.

Les 3 députés "rebelles" (comme quoi on peut avoir 70 ans et être un anti) ont formé une nouvelle faction appelée "Justice pour les retraités" et ira rejoindre les rangs du nouveau parti de Gaydamak, le "Parti de la justice sociale". Ce dernier est une copie de Berlusconi le lifting en moins et l’accent russe en plus. Gaydamak, propriétaire du club du Betar, est très populaire et espère marcher sur les platebandes de Yisrael Beitenu et des partis "centristes".

Pendant ce temps, Olmert est une nouvelle fois au milieu d’une affaire de fraude. Cela concernerait le financement de sa campagne municipale et des primaires entre 1999 et 2002. Mais cette fois-ci, les accusations seraient beaucoup plus graves et vont "choquer le grand public" une fois révélées, affirma le bureau de l’Avocat Général. Olmert a été entendu pendant 90 minutes, vendredi matin, dans sa résidence. Les députés travaillistes ont observé un silence radio pendant le weekend et semblent attendre les détails de l’investigation. Le Police israélienne souhaite garder le secret total afin de ne pas causer de dommages inutiles au gouvernement et à Olmert. De toute façon, les ministres nous ont montré qu’ils arrivaient très bien à se ridiculiser tous seuls…

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