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Archive for août 2008

Sauvés ? Une possible liste unie pour les nationalistes-religieux

 

Dans la Knesset actuelle, le mouvement dit national-religieux est représenté par plusieurs partis composant 10 députés. 3 pour le Parti National Religieux (Madfal pour Miflaga Datit Leumit), 6 députés pour l’Union Nationale (HaIkhud HaLeumi) et un pour Meimad (Medina Yehudit Medina Demokratit).

Les nationalistes-religieux suivent générallement une ligne politique basée sur le judaïsme orthodoxe moderne et un fort sionisme pro-implantations, c’est pourquoi ils sont aussi nommés les sionistes-religieux. Leur raison d’être peut être résumée par le slogan : "La terre d’Israel pour le Peuple d’Israel selon la Torah d’Israel". Cependant, un sous-groupe de UN, Moledet ("Patrie"), est laïque. Leurs valeurs économiques varient mais sont largement fondées sur le capitalisme classique, la justice sociale et l’aide au plus démunis.

Le député Uri Ariel (UN) a déclaré hier que son parti et le Parti National Religieux étaient en pourparlers pour présenter une liste unique aux prochaines élections nationales. En effet, avec les primaires de Kadima pour septembre 2008, il n’est pas certain que le prochain premier ministre pourra former un gourvernement, et donc, de nouvelles élections pourraient être nécessaires début 2009.

Bannière de Union Nationale aux élections de 2006

Le porte-parole de UN, Yigal Amitai, espère pouvoir intégrer l’autre parti national-religieux, Meimad. Ce dernier est actuellement allié au parti travailliste de Ehud Barak, l’actuel ministre de la défense. Mais il serait aussi envisageable que des parties d’extrême droite soit intégrés, par exemple le néo-Kahaniste Front Juif National (Hayil pour Hazit Yehudit Leumit) et/ou Le Mouvement National (Herut pour HaTenoa’a HaLeumit). Mafdal, dont les membres se positionnent comme des exemples pour la société en combinant souvant Torah, éthique et sciences modernes, sera le plus difficile à convaincre.

Le dernier sondage donnerait un score inchangé de 9 sièges à une simple alliance Madfal-UN. Une liste unique élargie gagnerait en lisibilité et permettrait peut etre de distancer l’autre parti nationaliste, Yisrael Beitenu, fondé par un ancien de UN et gérant actuellement 11 sièges à la Knesset.

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Que faire des arabes de Jérusalem ?

7 août 2008 1 commentaire

 

Mardi 22 juillet, pour la deuxième fois en trois semaines, un arabe de Jérusalem a utilisé un tracto-pelle comme une arme terroriste. Il a tenté de tuer plusieurs dizaines de juifs sur la King David Street, mais a fait 16 blessés. Ironiquement, il fut abattu par un policier Druze (donc arabe !) et un civil israélien armé.

La question se pose alors : comment gérer les 250,000 arabes de Jérusalem-est ? Ils vivent en tant que résidants permanents et ont donc tous les droits sociaux-économiques des citoyens israéliens mais n’ont pas de droits civiques (vote et représentation politique). Ils sont comptés en tant qu’habitants d’Israël dans tous les recensements effectués par les autorités israéliennes et en tant que palestiniens lors des recensements arabes. Comptés deux fois comme s’ils étaient plus importants que les autres habitants de la région….

Le maire de Jérusalem a alors proposé de "reconsidérer l’emploi" des arabes de Jérusalem-est. En effet, un moyen de pousser les arabes à quitter Jérusalem est de réduire leur niveau de vie. Faire augmenter les prix de l’immobilier, les priver de travail du coté israélien et supprimer les aides sociales sont un excellent début.

Quelques heures plus tard, des jeunes juifs ont attaqué deux arabes de Jérusalem-est dans un incident séparé. L’altercation aurait commencé chez un commerçant pour finir en une sévère correction. Sans l’intervention d’une famille israélienne riveraine, la bagarre aurait pu déraper en meurtre. Les rabbins de la Yeshiva du quartier ont condamné l’attaque comme étant "contre la Halacha". Si seulement le gouvernement défendait correctement les juifs, les habitants ne seraient pas contraints de le faire eux-mêmes. Une sentiment d’abandon s’emparent des jeunes haredim qui ne voient pas (ou plus) l’Etat comme un protecteur ou un justicier efficace, mais comme un quasi-ennemi.

Cette semaine, un arabe israélien a été mis en examen pour avoir aidé le Hezbullah. Il avait été arrêté le 16 juin dernier à l’aéroport de Lod par le Shin Bet. Les appels à se débarrasser de cette "cinquième colonne" se multiplient même après la conférence de "paix" d’Annapolis.

Pendant ce temps, les violences commises par les juifs de Judée-Samarie (dénigrés par les médias qui les appellent "colons"), se multiplient. Le Conseil des juifs de Judée-Samarie-Gaza ("Yesha Council") s’est réuni cette semaine pour discuter des moyens existants afin d’éviter une nouveau désengagement comme celui de 2005. Le recours aux armes a été strictement écarté car les pionniers ont un autre atout : la présence grandissante des nationalistes-religieux aux seins de Tsahal. Les unités combattantes seraient déjà à majorité composées de religieux. De l’avis de tous, leur éthique supérieure et leur professionalisme les distinguent des autres unités. Si en 2005, peu de soldats avaient désobéi c’était surtout parceque la majorité des ravs l’avait interdit. Un désagagement massif de la Judée-Samarie serait presque impossible à faire accepter et résulterait sur un possible schisme au sein de la nation israélienne. Yehuda ?

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