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Archive for décembre 2008

Hanouka

26 décembre 2008 Laisser un commentaire

 

Hanouka signifie "dédication" car il commémore la victoire des juifs pieux sur les juifs hellénisés et hellénisants de la Judée du 2ème siècle AEC. Le Temple a été nettoyé de toutes les idoles et impuretés grecques pour être à nouveau "dédier" à Hashem.

Le miracle de l’huile, qui ne fut écrit la première fois que plusieurs siècles après les faits, était probablement peu connu de la masse populaire. La victoire des Maccabim sur les grecs seulécides était par contre dans tous les esprits. Elle relanca fortement le sentiment patriotique des juifs qui vivaient depuis plusieurs siècles en état d’occupation (assyrienne, babylonienne, perse puis grecque).

Un simple shiour online d’un rabbin américain (H.A. Seinfeld) m’a fait connaitre une des plus belles explications de l’allumage des bougies ou des fioles d’huile. Hanouka tombe le 25 Kislev, le troisième mois de l’année. L’allumage des 8 bougies a donc lieu dans la nuit du 1er Tevet. Or quelle est la nuit la plus noire de l’année ? Cela n’est pas forcément la nuit du solstice d’hiver, le 21 décembre, car elle peut tomber lors d’une pleine lune. C’est donc la nuit sans lune la plus proche du solstice. Dans le calendrier hébraïque, chaque début de mois marque la nouvelle lune, jour biblique appelé Rosh Hodesh.

Par conséquent, les juifs illuminent la nuit la plus noire de l’année avec 8 (chiffre évoquant l’infini) flammes représentant la victoire d’un peuple sur l’assimilation et la soumission.

Hag Hanouka Sameah

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Les jeux de hasard dans le judaïsme

12 décembre 2008 Laisser un commentaire

 

En soi, les jeux de hasard ne sont pas interdits dans le judaisme. Cependant, leurs pratiques et le comportement de certains joueurs sont opposés à des principes de base de la Torah.

Jouez au Loto comme un échappatoire à la réalité est clairement assour (interdit). Cela revient à placer sa emunah (foi) en dehors de Dieu. Si vous manquez de quelquechose, le dieu de la chance n’est pas votre interlocuteur ! De plus, participer à une lotterie revient à accorder à un jeu humain basé sur aucune règle raisonnable, le pouvoir de distribution. Il nie la pertinence du jugement divin, il contourne ses règles qui seraient injustes (sinon pourquoi jouerait-on ?).

Les jeux comme le Poker sont différents car un élément de stratégie intervient. Ce travail effectué mériterait donc un salaire. Cependant, il est classé par les autorités rabbiniques dans la même rubrique que les jeux vidéos : une perte de temps. Le fait de jouer un peu d’argent entre amis n’est pas le problème.

La dépendance aux jeux est aussi gravement condamnée par le judaïsme car elle ôte au fidèle ses capacités de jugement et l’empêche d’accomplir les mitzvot les plus hautes (étudier la Torah, s’occuper de son foyer) comme les tâches les plus élémentaires (manger et dormir).

Les plus flexibles accorderont un temps de jeu aux adultes avec leurs enfants à des fins éducatives. A Hanouka, le jeu de la toupie est populaire et est utilisé pour enseigner des mots hébraïque aux plus jeunes.

Mazel est l’équivalent hébreu du mot chance en français ou luck en anglais. Cependant, nous crions Mazel Tov lors des mariages et bar mitzvot. En réalité, il signifie "heureux de voir que de bonnes choses t’arrivent". Le Talmud va plus loin et reprend le sens originel qui est "destinée" avec la célèbre phrase : "Israël n’a pas de Mazel". Elle signifie qu’Israël n’est pas soumis aux caprices des astres -que les civilisations anciennes comme modernes essayent de décrypter ou d’apaiser afin de connaître leur avenir. La foi en Dieu supprime le besoin de se tourner vers la chance.

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Sondages des prochaines élections israéliennes

7 décembre 2008 Laisser un commentaire

 

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Voici un tableau récapitulatif fait par mes soins. La première colonne est la composition actuelle de la chambre du parlement. Ensuite sont listés les sondages parus dans la presse anglophone dans l’ordre chronologique. Vous noterez la descente au Gehinom du parti travailliste (1 siège de moins que le Meretz d’après Channel 2 !).

Le nouveau parti des sionistes-religieux va finalement se nommer HaBayit HaYehudi ("La Maison Juive"), sa projection de sièges relativement faible est peut être due à son nom encore inconnu et à un manque de publicité. Une fois les primaires achevées, sa popularité devrait retrouver les 8-10 sièges auxquels il peut prétendre.

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Monogamie et le filtre rabbinique

6 décembre 2008 Laisser un commentaire

 

La Torah est plein d’histoires d’hommes ayant plusieurs femmes. La plupart des patriaches et des rois d’Israel et de Yehuda ont eu des enfants avec plusieurs femmes. Une lecture simple du Tanakh pourrait alors conclure à la légalité de la polygamie. Cependant le Talmud déconseille cette pratique et les rabbins l’ont effectivement bannie.

Loi Ecrite

Une lecture plus attentive est indispensable. Les mésaventures d’Abr(ha)am avec Hagar montrent que les querelles entre femmes doivent aboutir à l’abandon de la polygamie. Son premier fils Ishmael serait même plus tard désigné par les arabes comme le "vrai" successeur de la foi monothéiste abrahamique. Comme si le peuple juif devait payer son passé polygame d’une façon ironique. Yitsrak n’aura qu’une seule femme Rivka. Ya’akob ne voulait qu’une seule épouse, Rahel. David a commis son unique transgression en abandonnant son général Uriah au front pour épouser sa femme enceinte de lui, Bathsheba. Shlomo va construire des temples à d’autres divinités pour faire plaisir à ses nombreuses concubines et Izavel (d’où vient le prénom latin Isabelle mais horriblement translitéré en Jézébel) va conduire A’hab à vénérer Ba’al au lieu d’Hashem. Son corps sera mangé par des chiens, confirmant ainsi la prophétie d’Eli.

Loi Orale

La Loi Orale comporte de nombreuses règles concernant le mariage entre un homme et une femme. Toutes ces règles et conseils parlent de l’union d’un seul homme et d’une seule femme appelée Kiddushin (sanctification). Le Talmud répète l’importance de la femme dans un foyer, car bien qu’exempte des commandements positifs, son rôle est central et elle seule pourra assurer une éducation juive à ses fils. Une anécdote raconte qu’une femme pieuse rend un mari pieux mais une femme frivole rend un mari pieux aussi frivole qu’elle. Marier jusqu’à quatre femmes est autorisé (Yeb 65a) mais un prêtre du Temple ne peut en avoir qu’une, montrant ainsi que se contenter d’une seule femme était une plus grande mitzva. D’autres opinions ajoutent que si épouser une autre femme est autorisé, ceci requiert l’accord de sa première femme. Ce qui rendrait la pratique impossible dans les pays occidentaux et occidentalisés.

Islam connection

La limite des quatre femmes fut reprises dans le Coran. Ce qui confirme que c’est la masse populaire du Moyen-Orient qui avait établi cette règle (un minhag devenu loi). L’islam a un gros problème avec les mariages forcés, incapable de l’interdire car son propre prophète a épousé une fille de 9 ans. Il y a aujourd’hui de nombreux abus dans le monde arabe où des pédophiles abusent de filles à peine pubères sous couvert d’autorisation religieuse. La Loi Orale juive 1)interdit toute relation avec une fille pré-pubère et 2) toute fille mariée avant 12 ans (qui est l’âge féminin de la majorité morale dans le judaisme) a le droit de refuser son "mari" à 12 ans. Le mariage est alors annulé et les deux personnes ne sont même pas considérés comme divorcées. A partir de 13 ans, un juif ou une juive peuvent se marier (Talmud et Michna) mais dans toutes les communautés 18 ans est considéré comme un idéal, 20 ans comme la limite (shulkhan aruch).

En conclusion, bien qu’un homme pourrait légalement épouser quatre très jeunes femmes, l’interprétation des rabbins, se basant sur des siècles de vie pratique, ont établi qu’un mariage unique à 18 ans était la marche à suivre (le sens littéral de Halakha). L’islam n’a pas ses traditions et fait face à un insurmontable problème de mysoginie empêchant la moitié de sa population de s’accomplir socialement et publiquement. Le monde séculier a repoussé l’âge du mariage en infantilisant les jeunes adultes. La Torah, Loi parfaite, avait compris depuis longtemps que les pulsions sexuelles des jeunes hommes les handicaperaient s’ils ne sont pas mariés rapidement. Elle a aussi saisi qu’un harem de femmes n’est qu’un désir masculin entrainant conflits et châtiment divin.

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