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Archive for décembre 2009

La manoeuvre politique de Bibi pourrait cacher une attaque sur l’Iran en 2010

27 décembre 2009 Laisser un commentaire

 

Le Premier Ministre israélien B. Netanyahu et les membres de son gouvernement sont en passe de récolter les fruits d’un travail de plusieurs jours voir plusieurs mois.

Bibi vient en effet de faire une nouvelle proposition “d’union nationale”, c’est-à-dire de faire rentrer Kadima dans le gouvernement. Le parti dirigé par l’ex-ministre Tzipi Livni est en effet le seul dernier grand parti à ne pas faire parti de l’exécutif.

En faisant passé la “loi Mofaz” qui permettait à un groupe de seulement 7 parlementaires de quitter leur faction pour en rejoindre une autre, Bibi avai déjà poser les fondations de cette manoeuvre politique. Son objectif était de faire entrer Shaul Mofaz (Kadima) dans le gouvernement avec 6 autres apostats et de ruiner l’avenir politique de Kadima si Livni n’accepte pas de faire entrer son parti tout entier.

La coalition sera alors ridicule, englobant les 7 partis allant des travaillistes aux sionistes-religieux. L’extreme gauche (Meretz) et l’extreme droite (Ichud Leumi) ont soigneusement été écarté du plan de conquête de Netanyahu.

Mais pourquoi vouloir une si large coalition ? En incluant les religieux et les travaillistes, l’actuel chef du gouvernement avait déjà gagné la légitimité tant au niveau national qu’international. Certains analystes y voient alors un message en direction de Teheran et Washington : toute décision de frappe pré-emptive contre les installations nucléaires iraniennes sera l’objet d’un consensus national israélien. Bibi met discrètement la pression sur Obama en lui montrant qu’il est prêt à passer à l’action si les sanstions ne fonctionnent pas rapidement.

Bibi s’assure également –si l’attaque a lieu et est un succès !- une victoire en héros national pour les élections de 2013.

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Shoot or be shot

11 décembre 2009 Laisser un commentaire

 

Un israélien de 34 ans est mort des suites des blessures causées par le tir à la jambe d’un soldat israélien. Comment un tel drame a-t-il pu survenir ?

Les ordres des soldats à la frontière avec Gaza sont clairs : si un individu suspect s’approche de la barrière et refuse de s’arrêter malgré des sommations, les garde-frontières doivent le neutraliser en visant les jambes. Puis, ils doivent attendre les secours car l’individu pourrait cacher des explosifs sur lui.

Mais ce lundi matin, il s’agissait d’un malade mental juif israélien qui voulait “libérer Guilad Schalit” après avoir vu un reportage télévisuel quelques jours auparavant. Touché à une artère à la cuisse, il serait mort une fois les secours sur place.

Pourtant l’armée a parfaitement agit et n’aurait pu faire autrement :

  1. les soldats ne pouvait en aucun cas connaitre ses motivations réelles ;
  2. il portait un long manteau qui auraient pu cacher des armes ou une bombe ;
  3. il refusa de s’arrêter malgré les injonctions des soldats (dans sa langue natale) et une douzaine de tirs en l’air ;

Même si les soldats savaient qu’il était juif et non-armé, il pourrait s’agit d’un criminel tentant d’échapper à la justice. Il pourrait s’agir d’un autre Yaakov Treitel, ce terroriste juif arrêté récemment. Qu’aurait dit la presse mondiale si un juif avait réussi à tuer des arabes de Gaza sans que les israéliens ne le stoppe à la frontière ? Qu’aurait dit l’opinion publique s’il se serait fait capturer par des membres du Hamas, une fois à Gaza ? Combien de vies auraient été mis en danger par l’hypothétique millier de prisonniers arabes qu’il aurait fallu donner en échange de sa liberté ?

Lui tirer dans la jambe était donc la meilleure option et c’est pourquoi les directives des garde-frontières resteront inchangées. C’est plutôt la psychose causée par les roquettes du Hamas et son refus de libérer Guilad qui engendre de tels drames.

Une enquête est en cours pour comprendre les motivations exactes de Yakir Ben-Melech.

Démocratie et théocratie

10 décembre 2009 Laisser un commentaire

 

Etat juif et/ou démocratique

En Israël, les lois religieuses et les considérations politiques ont un impact sur ce qui devrait être un état démocratique à l’occidentale.

Le député du parti russe Yisrael Beitenu, David Rotem, a récemment proposé une loi qui modifiera les mots employés dans la “loi basique” définissant l’Etat d’Israël. Actuellement, ce dernier est décrit comme “pays juif et démocratique”. Le problème est que les cours de justice et gouvernements successifs ont érodé le caractère juif en prétextant que l’aspect “universel” prévalait.

Rotem souhaite que la loi parle d’un “Etat Juif qui est démocratique”. Ainsi la première définition du pays sera sa judaïté et donc son attachement à la civilisation et aux valeurs juives. Le fait que son organisation actuelle soit démocratique viendrait en second.

Torah ve Medina

Le Ministre de la Justice, avocat et membre du Likud, Yaacov Neeman, a déclaré cette semaine lors d’une conférence, qu’il était “favorable à un mélange” des lois de la Torah avec celle de l’Etat. Il s’est immédiatement attiré les critiques de tous les partis à sa gauche : Kadima, ‘Avoda et Meretz. Le sujet est sensible car la répartition des pouvoirs entre les tribunaux rabbiniques et l’Etat sont le résultat d’un compromis national remontant à la création de l’Etat en 48.

Le Grand Rabbin d’Israël, Shlomo Amar, s’est prononcé pour cet objectif d’un état avec un système juridique basé sur la jurisprudence toraïque. Les partis religieux sont tous connus (sauf les traîtres du Meimad, qui ont d’ailleurs été humiliés aux dernières élections) pour être favorable à un plus grand nombre de loi basées sur la Halakha. Cependant, aucun n’a comme cadre la création d’une théocratie avec à sa tête un conseil de rabbins (Sanhédrin). Cela sous entendrait supprimer ou rendre inopérante la Knesset actuelle. Trahison ? Les partis arabes, favorables à un état purement laïque, ôté de tout son héritage juif, propose un changement tout aussi révolutionnaire et sont pourtant toujours légalement représentés à la Knesset…

Le contre exemple

Il ne s’agit pas juste d’un simple affrontement laïcs contre religieux. Sur la Har Habayt (Mont du Temple), il est interdit aux juifs de prier. Officiellement, le lieu est en territoire israélien et tous les citoyens et touristes peuvent le visiter. Mais comme l’Etat d’Israël a lâchement et indignement laissé le contrôle administratif du site au Waqf (organisme islamique jordanien) , les juifs n’ont pas le droit d’y prier sous prétexte de “sécurité” et “d’ordre public”.

Récemment, un juif israélien a été arrêté par des policiers arabes avec sa fille (future mariée) venu visiter pour la première fois le lieu saint avec un ami guide touristique. Il aurait osé “bouger les lèvres” et sa fille “acquiescer de la tête” ! Les policiers arabes les ont ensuite obligé (car le mariage était le lendemain) à signer une déposition reconnaissant qu’ils avaient “troublé l’ordre public” !

On le voit ici, ni la Halakha -qui n’autorise à monter sur la Har Habayt que dans certains conditions strictes- ni la loi du pays -qui garantit que toute personne, quelque soit ses croyances, puisse visiter les lieux saints de Jérusalem- ne sont respectés.

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