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Fertilité et démographie – 1ère partie : en France

Immigration ou fertilité ?

Les médias et la majorité d’électeurs des pays développés s’attardent souvent sur l’immigration pour expliquer/prédire la composition d’un pays.

L’immigration est très visible et, avec les avancées technologiques du 20ème siècle, changer de pays est de moins en moins une question d’argent et de plus en plus une question de choix personnel. Ainsi, l’immigration légale et illégale vers l’Europe au 21ème siècle est devenue massive et surtout incontrôlable.

Pourtant la première donnée pour prédire la composition d’une nation est tout simplement le nombre d’enfants mis au monde par femme au cours de sa vie. Mais on en oublierait presque la conséquence essentielle si on arrête l’analyse ici : si ce sont les naissances qui peuvent changer la face d’un pays, alors mesurer (voir influer sur) la fertilité des immigrés doit être une priorité.

Natalité en hausse, mais grâce à qui ?

Les médias et politiques français chantent souvent cocorico (les pieds dans la merde mais passons) devant la hausse de la natalité en France depuis près de 15 ans. Alors qu’on s’éloignait du seuil de renouvellement des générations de 2.1 enfants/femme au début des années 90, en 2011 on le tétillait avec 2.08. La moyenne européenne est autour de 1.5 en fonction de quels pays on considère « européen ». Une dizaine de pays européens voit leur population diminuer chaque année et surtout veillir à un rythme à faire pallir le département anti-âge de L’Oréal.

Regardons de plus près :

Nombre de naissances en France par année, toutes nationalités confondues, Outre-mer inclus

Nombre de naissances en France par année, toutes nationalités confondues, Outre-mer inclus

A première vue, le nombre de naissances de parents français explique et suit le nombre de naissances totales. Cependant, on remarque une nette augmentation du nombre d’enfants nés d’au moins un parent étranger depuis 1998 et de leur part dans le total des enfants nés en France. Si bien qu’aujourd’hui, plus d’un bébé sur quatre né en France a un ou deux parents étrangers.

L’immigration massive d’Afrique ayant commencée dans les années 50, ces parents « étrangers » ne font partis ni de la première génération d’immigrés (car trop vieux), ni de la deuxième (car devenus français). Il s’agit bien de nouveaux immigrés ayant une natalité plus forte que celle des nationaux. Elle s’ajoute donc à une natalité invisible sur le graphique des immigrés de deuxième génération, qui sont des citoyens français depuis leur naissance ou leur majorité.

Remarque intéressante, 60% des bébés français nés en France le sont hors mariage, alors que seuls 25% des parents africains et arabes qui ont un bébé en France ne sont pas mariés (pourcentage identiques chez les asiatiques).

Pays des gaulois ?

C’est ainsi que des chercheurs français reconnus, cités par Wikipedia, en arrivent aux conclusions suivantes :

Selon l’INED, près de 14 millions de Français avaient en 1999 un parent ou un grand-parent immigré, soit 23 % de la population. Gérard Noiriel estimait en 2002 cette proportion à environ un tiers si l’on remonte jusqu’aux arrière-grands parents.

 

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Catégories :France, Israel, Union Européenne
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