Archive

Archive for mai 2012

Résultats temporaires des présidentielles égyptiennes

30 mai 2012 1 commentaire
  • Mohamed Mursi (Frères Musulmans) 28.4%
  • Ahmed Shafiq (ancien Premier ministre et Général de Mubarak) 24.6%
  • Abdul Moeim Abul Fotouh (islamiste proche des salafistes)  18.1%
  • Hamdeen Sabahi (socialiste anti-américain) 17.1%
  • Amr Moussa (nationaliste pragmatique) 11.6%

Mursi et Shafiq sont donc au deuxième tour. Le système est étrangement similaire au système français où le parlement et le président sont élus séparemment au suffrage universel direct. Une cohabitation (le parlement est à 70% islamiste) est inévitable si Shafiq est élu et pourrait signifier, comme en France, un président faible relégué au rôle de ministre des affaires étrangères.

Mais Shafiq a promis de respecter le traité de paix israélo-égyptien et le partenariat avec les Etats-Unis. L’Egypte se retrouverait avec un clone de Mubarak malgré tous les morts et les révoltes de la Place Tahir.

Si Mursi profite d’un bon report des voix des supporters de Fotouh et Sabahi, il peut passer et aurait le parlement derrière lui. Une plus grande stabilité économique et sociale se fera rapidement ressentir. Certains prédisent en revanche une guerre inévitable avec Israël par Hamas interposé, au vue de la réthorique anti-sémite de Mursi et des Frères depuis le début de la campagne.

Egypt: Gizeh

Egypt: Gizeh (Photo credit: Brooklyn Museum)

Publicités

Composition du nouveau gouvernement français de 2012

Les promesses de « diversité » ne sont pas vraiment tenues. Beaucoup s’attendait à quelque chose d’audacieux, avec des gens de tous les pays, l’égalité des sexes et des tours de poitrine. Mais bon, il parait que ça fait 50% de femmes si on oublie le premier ministre, le chef de l’état, et si on pondère pas par le budget (et pourquoi pas leur donner le code de la bombe atomique tant qu’on y est).

Par contre on a bien des vieux condamnés (par la justice) et des inexpérimentés (Flanby en tête). Le pompom étant Taubira, militante nationaliste de Guyane, responsable avec Chevènement de la déculotée de Jospin le 22 avril 2002, à la Justice. Ca aurait pu être pire, il restait Julien Dray.

A noter trois ministres d’origine juive à des postes clés du gouvernement : Fabius aux Affaires étrangères, Moscovici à l’Economie et Peillon à l’Education. Mais que le monde se rassure, aucun d’eux ne sait lire l’hébreu.

Origine et sexe des membres du gouvernement socialiste de mai 2012

Origine et sexe des membres du gouvernement socialiste de mai 2012

Quels éléments constituent une famille ?

Quels sont les choses indispensables pour qu’un groupe de personne soit considéré comme une famille ? quel rôle y joue et doit jouer l’Etat ? Que dit la halakha ?

‘Hol-land ?

Le débat sur la famille est relancé en France depuis que le président-élu Hollande a déclaré être favorable au mariage homosexuel. La création d’une fome d’union civile, le PACS, par le dernier gouvernement socialiste en 1997, ne suffit pas. Certains homosexuels ont bien résumé leurs positions : laissez-nous la liberté de ne pas nous marier. Le débat n’est donc pas sur un bout de papier délivré par un adjoint au maire investi de pouvoirs (semi-)divins, mais bien sur ce que constitue la famille.

La vision juive

La famille est considérée comme la colonne vertébrale de la société dans presque toutes les civilisations du monde. Le Judaïsme met en avant le shalom bayt(lit. « paix de la maison ») comme valeur essentielle pour tout le peuple juif. Il est un objectif de nombreuses prières, et le sujet de conférences régulières. Il peut mêm

je t'aime, je t'aime pas

je t’aime, je t’aime pas (Photo credit: canadapost)

e dispenser un juif de certains commandements. Non sans humour, on dit que le paradis est garanti pour celui dont la femme est particulièrement méchante. L’obligation religieuse de se marier (Ezer kenegdo) et d’avoir des enfants (Peru urvu) est démontré par 3000 ans d’histoire juive.

La société française

Le mariage fut l’apanage de l’Eglise catholique pendant 1500 ans. Suite à la révolution française de 1789 et à la montée des états-nations, le parlement français vota la séparation totale de l’Eglise et de l’Etat en 1902. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre l’institution du mariage civile dans les mairies : il fallait ôter ce pouvoir à l’Eglise Catholique jugée trop puissante et trop influente.

Ce n’est que dans les années 50 avec l’affirmation de l’Etat-providence (lire état nounou) que l’aspect économique rentra en compte. Savoir précisément le statut du contribuable est bien pratique pour le taxer équitablement (lire efficacement).

La famille traditionnelle…

Je la résume simplement ainsi :

  • un homme et une femme
  • mariés
  • ayant conçu, ou tenté de concevoir, des enfants naturellement

Chaque élement a son importance car elle est « déconstruite » par les familles modernes autoproclamées.

…Et les nouvelles formes de foyers

La médecine moderne permet aujourd’hui d’avoir un enfant sans rapport sexuel (fécondation invitro), avec des gamètes anonymes (don de sperme ou d’ovule), et sans grossesse (mère porteuse).

Si le fait d’avoir eu un enfant assisté médicalement apporte des réponses magnifiques aux personnes stériles, il peut être détourné par d’autres. Le progressisme post-soixantehuitard a ainsi, brique par brique, démoli les fondations du marriage traditionnel :

  • 2 hommes ou 2 femmes constituent un couple, mais étrangement la trigamie est interdite ;
  • le mariage n’est plus nécessaire, le concubinage ou le pacs sont des alternatives légales et pratiques ;
  • le mariage n’est plus religieux mais « civil », le rituel cérémoniale est conservé mais vidé de son sens originel ;
  • un couple qui ne peut pas avoir un enfant ensemble, peut en avoir un en faisant appel à la médecine moderne.

Il est important de comprendre que pris séparemment, chacune des ces briques ne cause pas de dommage très important. Ce sont les coups répétés qui font qu’aujourd’hui la famille traditionnelle se meurt dans la civilisation occidentale.

Catégories :Judaisme

Une large coalition, mais pourquoi faire ?

Le gouvernement actuel en Israel était devant un challenge insurmontable : abroger la loi Tal (‘Hok Tal) et intégrer Haredim et arabes dans l’armée sans dérogation possible. Son échec déclencha la tenue de législatives anticipées en septembre plutot que courant 2013.

C’était sans compter sur le fin politicien qu’est Netanyahu.

Suite à la victoire des primaires de Kadima par Shaul Mofaz, plus proche des idées du Likus que Livni, Netanyahu a dévoilé la semaine dernière qu’un accord a été signé avec Mofaz pour intégrer Kadima dans un gouvernement d’union nationale. 94 députés sont maintenant alliés, ne laissant dans l’opposition que la gauche socialo-communiste, les partis arabes et Ichud Leumi tout à droite de l’échiquier politique local.

Officiellement, Netanyahu a annoncé que cette union permettra d’éviter ces élections anticipées, d’amender la loi Tal et de relancer les négociations avec les palestiniens. Mais certains analystes pensent que les 18 mois gagnés par Bibi lui permettra surtout de lancer une attaque sur les installations nucléraires iraniennes. Comme en 1967, où la droite fut invitée dans le gouvernement travailliste, seule une large coalition pourrait en effet déclencher une telle attaque. Le danger mortel que représente la bombe iranienne sur Israel est tel que la politique est laissée de côté, pour une fois.

Mofaz et Barak se retrouvent donc ensemble dans un gouvernement supposé de droite. Chacun a répondu que leurs partis se présenteraient seuls aux élections de 2013 et non avec le Likud. Kadima et Likud ont aussi comme objectif de réformer les lois électorales qui favorisent les petits partis grâce au système proportionnel pur israélien.

Une proposition serait de monter le score minimal à atteindre (actuellement 2 députés soit un peu plus de 2%) à 4% par pallier de 0.5 point. Habayit Hayehudi et Ichud Leumi ont déjà annoncé une liste commune aux prochaines élections pour éviter d’ête ejecté du parlement. Les partis arabes Ra »am, Ta »al et Balad seraient sans nul doute obliger de concourir ensemble. Une autre serait de faire élire la moitié de la Knesset par suffrage direct local en divisant le pays en 60 circonscriptions. Je suis curieux de voir comment la Judée et la Samarie seront « découpées » et surtout quel poid il leur sera donné. Ces propositions ne peuvent qu’apporter stabilité au système israélien qui souffre de l’érosion des partis traditionnels et des petites manoeuvres et combinaisons politiciennes des petites formations.

 

Major archaeological finds in Israel confirm Biblical accounts from King David’s time

Catégories :Archéologie, Israel