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Une large coalition, mais pourquoi faire ?

Le gouvernement actuel en Israel était devant un challenge insurmontable : abroger la loi Tal (‘Hok Tal) et intégrer Haredim et arabes dans l’armée sans dérogation possible. Son échec déclencha la tenue de législatives anticipées en septembre plutot que courant 2013.

C’était sans compter sur le fin politicien qu’est Netanyahu.

Suite à la victoire des primaires de Kadima par Shaul Mofaz, plus proche des idées du Likus que Livni, Netanyahu a dévoilé la semaine dernière qu’un accord a été signé avec Mofaz pour intégrer Kadima dans un gouvernement d’union nationale. 94 députés sont maintenant alliés, ne laissant dans l’opposition que la gauche socialo-communiste, les partis arabes et Ichud Leumi tout à droite de l’échiquier politique local.

Officiellement, Netanyahu a annoncé que cette union permettra d’éviter ces élections anticipées, d’amender la loi Tal et de relancer les négociations avec les palestiniens. Mais certains analystes pensent que les 18 mois gagnés par Bibi lui permettra surtout de lancer une attaque sur les installations nucléraires iraniennes. Comme en 1967, où la droite fut invitée dans le gouvernement travailliste, seule une large coalition pourrait en effet déclencher une telle attaque. Le danger mortel que représente la bombe iranienne sur Israel est tel que la politique est laissée de côté, pour une fois.

Mofaz et Barak se retrouvent donc ensemble dans un gouvernement supposé de droite. Chacun a répondu que leurs partis se présenteraient seuls aux élections de 2013 et non avec le Likud. Kadima et Likud ont aussi comme objectif de réformer les lois électorales qui favorisent les petits partis grâce au système proportionnel pur israélien.

Une proposition serait de monter le score minimal à atteindre (actuellement 2 députés soit un peu plus de 2%) à 4% par pallier de 0.5 point. Habayit Hayehudi et Ichud Leumi ont déjà annoncé une liste commune aux prochaines élections pour éviter d’ête ejecté du parlement. Les partis arabes Ra »am, Ta »al et Balad seraient sans nul doute obliger de concourir ensemble. Une autre serait de faire élire la moitié de la Knesset par suffrage direct local en divisant le pays en 60 circonscriptions. Je suis curieux de voir comment la Judée et la Samarie seront « découpées » et surtout quel poid il leur sera donné. Ces propositions ne peuvent qu’apporter stabilité au système israélien qui souffre de l’érosion des partis traditionnels et des petites manoeuvres et combinaisons politiciennes des petites formations.

 

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