Rachel Corrie

Rachel Corrie était une juive américaine née à Olympia dans le nord-ouest des Etats Unis. Elle est morte le 16 mars 2003 à 24 ans à peine.

Elle est une martyre célèbre dans le monde arabo-musulman car elle fut écrasée par un tracteur de l’armée israélienne à Rafah, dans une zone interdite au public dans le sud de Gaza pendant la deuxième intifada. A cette époque, les israéliens contrôlaient ce poste frontière dans le but de détruire les tunnels d’où les arabes palestiniens introduisaient armes et contrebande. Aujourd’hui, Rafah est contrôlé par l’Egypte qui, comme Israël il y a 10 ans, ouvre le passage des personnes mais pas des biens.

Corrie est populaire dans les médias arabes et de la gauche occidentale : films, documentaires, pièces de théâtres et webclips ont été réalisés pour exalter son geste et sa mort. La réalité me semble tout autre : c’était une jeune femme sensible qui s’est laissée embrigader par les mouvements gauchistes pro-palestiniens.

Mr et Mme Corrie ont trainé en justice Tsahal et le gouvernement israélien pendant des années, et ont fini par perdre avant-hier devant la cour de justice de Haifa. Cette dernière a jugé l’Etat d’Israël non responsable car le lieu de l’incident se trouvait en zone de guerre, il s’agit donc d’un accident et un état ne peut en être responsable.

Les parents sont un stéréotype du couple juif démocrate dégoulinant de bons sentiments à partir du moment où la supposée victime n’est pas juive. Ils sont anti-religieux et se fichent de savoir que montrer une image négative des juifs aux non-juifs est fortement déconseillé par la halakha.

Rachel étudia les arts (surpris ?) à The Evergreen State College, petite université établie en 1967 (ce genre de détail ne s’invente pas). Cet établissement encourageait et récompensait par des credits les voyages de ses étudiants en zone de guerre comme Gaza. La jeune utopiste n’était pas une débutante dans le militantisme, puisque 6 semaines plutôt elle fut photographiée dans une démonstration anti-guerre en Irak à Gaza où elle brula un drapeau américain. Elle savait également que les étrangers étaient utilisés à Gaza comme « bouclier humain » et on lui avait dit de ne jamais mentionner sa judaïté ni de parler arabe (dont elle avait appris quelques mots) car elle aura pu se faire suspecter d’être un espion israélien.

Rachel faisait parti de cette jeunesse occidentale, élevée par des parents de gauche, qui cherche un but à son existence. L’humanitaire est attrayant et exotique. Le choix de défendre des arabes palestiniens n’est pas anodin. Des arabes car ils sont les ennemis des Etats Unis. Des palestiniens car ils sont les ennemis des juifs. Les deux identités de Corrie. Il existe bien d’autres peuples en Asie et en Afrique, vraiment victimes d’autres peuples, sans état et sans perspective économique. Mais ceux-là n’intéressent pas la jeunesse occidentale car ils n’ont pas en face d’eux des juifs. Comme l’avait décrit un commentateur dont j’ai oublié le nom, partir défendre les « palestiniens » contre les « israéliens » c’est se faire peur sans prendre de risque. Ces activistes savent, sans l’admettre, qu’Israël choie la vie et fait le maximum pour épargner toute personne innocente. C’est pour ça que Corrie fut la seule activiste jamais blessé par un bulldozer alors qu’ils revendiquaient des douzaines de tentatives de blocages de démolition par jour. Mais cette fois ci, le conducteur, un simple immigrant russe en Israël, ne l’avait pas vu. Le triple blindage (verre, plaque de métal et grille), le bruit du moteur et l’inconscience d’une jeune femme sont les seuls responsables.

« L’esprit pour lequel elle est morte vallait une vie. L’idée de resistance, cet esprit de resister à cette force brutale d’occupation, vaut n’importe quoi. Beaucoup, beaucoup de palestiniens donnent leurs vies tout le temps. Donc la vie d’un international vaut largement, je pense, l’esprit de resistance à l’oppression. »

Joseph Smith, membre de l’ONG International Solidarity Movement et guide de Rachel Corrie, à son enterrement.

Après avoir abusé de sa jeunesse, les parents de Corrie, les activistes de ISM et les pro-palestiniens de tout poil, instrumentalisent sa mort.

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  1. Zermati
    30 août 2012 à 22 h 20 min

    Bien entendu, c’est très regrettable mais la naïveté en temps de guerre c’est plus grave
    Mais un individu ou un groupe ne peut pas entraver les lois

  2. Dorian
    17 mars 2013 à 19 h 53 min

    C’est incroyable, cet article fait preuve d’aucune partialité. Non elle n’est pas morte par accident et pour conclure où est le rapport entre le fait qu’elle ait faite des etudes d’arts et son engagement ?

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