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Archive for février 2013

Le mariage, meilleure arme anti-pauvreté

24 février 2013 Laisser un commentaire

Robert Rector, chercheur à Heritage, le meilleur programme anti-pauvreté est le mariage : quand le père d’un enfant est marié à sa mère, la probabilité que l’enfant vive dans la pauvreté diminue de 82%.

Lisez la suite sur le site de Nouvelles De France

Catégories :Judaisme

Résumé des coïncidences de Pourim

23 février 2013 Laisser un commentaire

Un excellent article introduisant les multiples « coïncidences » de Pourim et ses sens cachés :

http://www.theettingerreport.com/Jewish-Holidays/Purim-Guide-for-the-Perplexed-2013.aspx

 

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Statistiques sur les mariages en Israël

21 février 2013 1 commentaire

Un des sujets favoris de la presse non-religieuse israélienne est le mariage civil. Il est impossible de se marier entre religions en Israël. C’est un héritage des guerres israélo-arabes et du consensus entre religieux et laïcs au milieu de 20ème siècle.

Les médias et les associations anti-orthodoxes affirment que la part des mariages célébrés à l’étranger est de plus en plus énorme et qu’elle représente l’échec du Rabbinat public à marier ses citoyens.

J’ai compilé les données fournies par le Rabbinat et Tzohar, une organisation orthodoxe libérale, qui propose gratuitement des cérémonies et des conseils aux laïcs pour se marier religieusement en Israël. Le résultat est que le nombre de juifs partant à l’étranger reste faible mais que le problème pourrait tout de même être contenu si un rabbin sionistre-religieux, et non haredi (« ultra-orthodoxe »), était choisi aux prochaines élections du Grand Rabbin ashkénaze.

Mariage mixte

Environ 3000 mariages par an (soit 5%) concernent des immigrants d’ex-URSS de père juif et de mère russe chrétienne. Ils sont hala’hiquement non-juifs et aucun rabbin israélien n’accepte de les marier conformément à la loi juive qui ne reconnait que la lignée maternelle. Ils se marrient alors à Chypre ou à Prague car l’état israélien reconnaitra automatiquement à leur retour le couple comme marié.

Mariage avec un juif potentiel ?

Environ 4500 mariages par an (soit 8%) concernent d’autres immigrants d’ex-URSS qui revendiquent être juif par la mère ou souhaite clairement se convertir. Mais, bloqués par le rabbinat, ont choisi la facilité du mariage à l’étranger. C’est cette population que Tzohar pense pouvoir aider, soit en prenant en charge l’enquête pour établir leur judaité, soit en les aidant à les convertir (plutôt qu’en les repoussant comme le fait le rabbinat haredi).

Les mariages en Israel en 2010 par religion et par lieu de cérémonie

Les mariages en Israel en 2010 par religion et par lieu de cérémonie

Le nombre de mariages arabes (musulmans, chrétiens et druzes), juifs (jewish et maybe jewish) et autres (goyim) sont parfaitement cohérents avec la proportion de ces communautés en Israël : respectivement 21%, 75% et 4%. Mais sans réforme, la part des « autres » ne peut que grandir. Espérons que le prochain Grand Rabbin sera plus à l’écoute de la société civile !

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La construction de la coalition gouvernementale a commencé

20 février 2013 Laisser un commentaire

Avec des jours de tractations, de réunions entre représentants des partis politiques, de petites déclaration aux médias et de rumeurs adroitement glissées, la première vrai nouvelle sur la constitution du prochain gouvernement est enfin tombée.

Tzipi Livni et son parti HaTénou’a sont les premiers à rejoindre Netanyahou.

Non vous ne revez pas.

Elle sera ministre de la justice, comme au temps de Sharon en 2004-06. Elle sera responsable des négociations avec les arabes, comme au temps de Olmert en 2006-09. Bref, de grandes expériences ouvrant la voie à des réussites prometteuses…

Déception à droite

Bien évidemment, l’ensemble de la droite israélienne est outrée et doit subir, une fois de plus, la trahison de son chef. Livni n’a fait campagne que sur un seul thème : un accord de paix avec les palestiniens, et n’a obtenu que six sièges sur 120. A peine plus que le parti communiste arabe anti-sioniste, Hadash. Mais, c’est elle que Netanyahou a choisi, pourquoi ?

Les Haredim, plutôt que les jeunes prometteurs

Netanyahou ne veut pas du couple Lapid-Bennet. A eux deux, leurs partis Yesh ‘Atid (centre) et Bayit Yehoudi (droite, sionistes-religieux) ont exactement le même de députés que Bibi, soit 31. A trois, ils auraient formé une courte majorité mais Netanyahou redoute plus que tout que l’un deux quitte le gouvernement et pousse à des élections prématurées. Il est prêt à tout pour conserver son poste le plus longtemps possible et l’a montré depuis son grand retour en 2009.

Netanyahou préfère l’alliance de 36 ans que le Likoud a avec Shas car les haredim le laissent faire ce qu’il veut en matière diplomatique et sécuritaire.

Knesset du 22 janvier_2013

Knesset du 22 janvier_2013

Les coalitions potentielles au 20 février 2013

Il ne fait plus aucun doute que Shas sera le prochain à rejoindre Bibi. Les trois leaders du parti séfarade avaient déjà déclaré avant les élections qu’ils souhaitent rester au gouvernement si le Likoud l’emportait, comme tous les sondages le prédisaient. Un récent rapport cité par Channel 10, donne Yishai, ministre de l’industrie, Attias, ministre des affaires sociales , et Deri, ministre de l’eau et de l’énergie.

Ensuite je vois deux scenarii :

  • 68 députés : Likoud+Livni+Kadima+Haredim+Bayit Yehoudi.  Mofaz et Yahadout haTorah joignent naturellement le gouvernment car ils sont tous deux idéologiquement identiques à, respectivement, Livni et Shas. Bennet pourrait difficilement prendre le risque de se faire doubler par Yesh ‘Atid ou ‘Avoda (travaillistes). Lapid peut plus facilement refuser et dirigier l’opposition en attendant son heure.
  • 80 députés : Likoud+Livni+Shas+Bayit Yehoudi+Yesh ‘Atid. Lapid et Bennet finissent par trouver un accord avec Netanyahou et forment avec Shas une large coalition que j’estime la plus probable. Aucun des partis ne peut renverser seul le gouvernment. Sans Livni, Netanyahou ne pourrait pas se protéger du départ de Lapid et donc d’être ostraciser par les occidentaux comme un gouvernemnt trop à droite. Livni est la Barak de 2013.

La Bulgarie et les Etats-Unis poussent l’UE à appeler le Hezbollah et le Hamas des organisations terroristes

16 février 2013 Laisser un commentaire

Après l’attentat d’un kamikaze dans un bus à l’aéroport de Sofia, tuant 5 israéliens et le chauffeur bulgare, la Bulgarie a logiquement démarré une investigation. Voir mon précédent billet ici.

Les regards se  portaient déjà vers l’axe shiite libano-iranien. Et effectivement, la police bulgare va remettre lundi un rapport aux autorités européennes accusant 3 libanais appartenant à la branche armée du Hezbollah (les bulgares insistent qu’il ne s’agit que de la branche armée et non du parti politique libanais). Un des trois hommes était le kamikaze, les deux autres sont toujours recherchés et tous avaient de faux passports créés au Liban.

Les agences de presse arabo-musulmanes affirment que des pressions israéliennes poussent la Bulgarie à faire cette accusation. Il est beaucoup plus probable que ce sont grâce aux américains, reconnus pour aider la police bulgare dans son enquête, que l’identité des criminels a été retrouvée.

Les britanniques, les américains et les israéliens ont déjà reconnus le Hezbollah comme une organisation terroriste. La Bulgarie a indiqué qu’au vu des résultats de l’enquête, elle n’aurait « pas le choix » que de faire de même… mais attend le GO des français et des allemands. En attendant, la police bulgare a expulsé une délégation du Hamas (connue comme le Hezbollah pour être soutenue par l’Iran) de Sofia, venu expliquer le point de vue palestiniens sur son conflit avec Israël.

Il n’est pas trop tard pour espérer voir les européens condamner ouvertement ces deux groupes de terroristes qui se cachent derrière des hommes politiques, des civils et des actions caritatives.

Pourquoi les femmes avec talith ou téfilines sont arrêtées au Kotel

16 février 2013 1 commentaire
In God We trust -Israel-

In God We trust -Israel- (Photo credit: Wikipedia)

Women of the wall est une organisation israélienne (mais largement financée par des américains) pronant la possibilité pour les femmes de prier avec des objets religieux traditionnellement et historiquement attribués aux hommes comme le châle de prayer, talith, et les phylactères de cuir, Téfilines.

Sa cheftaine, Anat Hoffman, invite systématiquement la presse ou s’assure de leur présence, avant d’aller « prier » au Kotel ha-ma’arivi. Hoffman et ses complices se plaignent de discrimination envers les femmes et comparent régulièrement Israël avec des pays musulmans mysogines comme l’Iran ou l’Arabie Saoudite.

La police, appliquant la loi israélienne, leur demande de se retirer du Kotel et d’aller à l’arche de Robinson, une section du mur en contrebas où les mouvements libéraux peuvent prier comme ils le souhaitent.

Hoffman refuse car elle ne souhaite pas juste prier, mais faire passer un message politique anti-orthodoxe. Son argument de discrimination d’un lieu public ne tient pas car si la plaza est publique, les derniers mètres près du mur sont considérés comme une synagogue, gérée par un rabbin appointé par le Rabbinat d’état israélien. C’est pourquoi la Haute Cour de Justice israélienne a confirmé la loi interdisant tout trouble à l’ordre public comme une prière féminine en habit traditionnel d’homme, et a invité les Hoffman à aller prier à l’arche de Robinson.

Une approche saine de l’immigration

10 février 2013 Laisser un commentaire

L’économie, facteur #1

La principale source d’immigration est le différentiel de niveau de vie. Les hommes arbitrent de façon rationnelle en passant, légalement ou non, d’un état à un autre pour améliorer leur quotidien. La meilleure façon de limiter l’immigration est donc d’enrichir les pays pauvres limitrophes (car aucun pays ne va s’appauvrir volontairement par peur des migrants). C’est plus une gageure qu’une solution…

L’arrêt du flux, facteur #2

La meilleure façon d’intégrer un groupe ethnique ou religieux de migrants est de stoper complètement la filière d’immigration avec leur(s) pays d’origine. Il a été prouvé que tant que de nouveaux immigrants arrivaient, ceux déjà présents ne sont pas incités à s’intégrer. Apprendre une nouvelle langue, emménager dans des quartiers « d’autochtones » ou se marier avec eux n’a aucun attrait tant que des « cousins » continuent d’arriver.

La bonne vieille barrière

Construire une barrière anti-immigration est donc un moyen efficace de stopper le flux et donc de commencer à intégrer les immigrants déjà là. C’est ce que propose avec justesse Charles Krauthammer au problème mexicain des américains. Heureusement, c’est déjà ce que fait le gouvernement de Netanyahou : la barrière le long de la frontière egyptienne et la mise en place de centre de rétention pour africains a permis d’inverser la courbe de migration en 2012.