Accueil > Israel, Processus de paix > Les travaillistes israéliens sont toujours dans le déni de la réalité

Les travaillistes israéliens sont toujours dans le déni de la réalité

La Ligue arabe a déclaré par la voix du ministre des affaires étrangères quatari, qu’elle acceptait l’idée d’un échange de territoires entre israéliens et arabes palestiniens.

La ligue arabe et le secrétaire américain aux affaires étrangères, John Kerry

Le député Ben Elizer du parti travailliste israélien, tout excité après cette annonce, a affirmé que son parti était prêt à remplacer Bayit Yéhoudi, le parti des sioniste-religieux, dans le gouvernement de Netanyahu. Quand à Ya’himovich, la leader de l’opposition, le Jerusalem Post reprend ses propos ainsi :

The proposal fits with the « Clinton Outline » that Labor supports, Yacimovich explained in an interview with Israel Radio, and would give Israel « extra points » in the world if the government would accept it.

Premièrement, l’idée de « land swaps » est une belle supercherie sémantique. Aujourd’hui les palestiniens contrôlent la zone A de la Judée-Samarie (10%, urbain) et Israël la zone C (40%, plutot rural). La zone B est sous contrôle mixte bien que l’état d’Israel interdit aux juifs de s’y rendre (trop dangereux !). La position arabe est, depuis 1967, le retrait total d’Israël de Judée-Samarie. Aujourd’hui, les arabes acceptent l’idée qu’Israël en garde un peu en échange de terrains de même taille à l’ouest de la ligne « verte » d’armistice de 1949-67.

Il n’y a donc aucun échange, aucun « swap ». Les arabes réclament toujours la même chose, c’est à dire 100% de la surface de la Judée-Samarie, terres ancestrales du peuple juif, reconquis dans une guerre défensive en 1967 et abandonnée par la Jordanie en 1988. C’est un changement de tactique politique, tout comme essayer de détruire Israël par la création d’un état palestinien à l’ouest du Jourdain (idée totalement inconcevable avant 1974) plutot que par la guerre.

Omer Bar-Lev, Benjamin Ben-Eliezer and Shelly Ya’himotich. Photo by Moti Milrod for Haaretz

Deuxièmement, les travaillistes croient encore au père noël de la communauté internationale. L’idée qu’on octroie des « points » parce qu’Israël obéit à la communauté internationale est incroyablement encore défendue au sein de la gauche israélienne. Olso, Olso II, Camp David, Taba et Annapolis ont tous échoué. La solution de la gauche israélienne ? En faire d’autres. C’est un peu comme si un homme se casse le bras, prend un aspirine, puis dix, puis cent avant d’être obligé d’amputer son bras, puis de conclure : « j’aurais du prend plus d’aspirine ». Comme le disait Einstein : « La folie c’est de faire toujours la même chose et d’attendre un résultat différent à chaque fois ».

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :