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Gaza 2014 : ma deuxième analyse de la guerre (3/3)

3/ Le bilan diplomatique et d’image

Cette performance militaire a paradoxalement terni l’image d’Israël car les médias occidentaux comparent naïvement ou par fainéantise les tués des deux côtés. Comme si la validité d’un conflit se mesurait au nombre de morts, comme si le plus souffrant avait forcément raison.

Grâce à sa « majorité automatique » (54 pays islamiques, non-alignés, ex-bloc soviétique, etc.), l’Autorité Palestinienne a obtenu l’appui des Nations Unis, une fois de plus. La quasi-totalité des pays musulmans et latino-américains ont clairement accusé d’Israël de tous les crimes : de guerre, contre l’humanité, génocidaire, bélliqueux, etc.. Mais Il est toujours intéressant de regarder ceux qui ont soutenu Israël et ceux ayant eu une attitude « neutre » :

Pays ayant soutenus Israël : Etats-Unis, Royaume Uni, Australie, Canada, Allemagne, Belgique, Tchéquie, Géorgie, Colombie et Micronésie.

Pays neutres et/ou condamnant les deux côtés : Russie, Chine, Inde, Japon, Egypte, Afrique du Sud et la majorité des pays européens.

Bien que Obama était officiellement derrière Netanyahou, les relations entre les deux hommes sont devenues exécrables au point que l’américain aurait raccroché au nez de Bibi lors d’une conférence téléphonique pendant la guerre. Le département américain aurait alors invoqué un simple « problème technique sur la ligne »…

Un récent sondage palestinien montre que malgré les destructions massives à Gaza, ses habitants clament pourtant victoire.

An overwhelming majority of Palestinians (77%) believes that Israel has been “painfully beaten” by Hamas, a public opinion poll published on Monday in the West Bank showed.

Un résultat en ligne avec les célébrations ridicules de « victoire » qui ont eu lieu dès le lendemain de l’annonce du cessez-le-feu permanent coordonné par l’Egypte.

En occident, les multiples manifestations de « soutien au peuple palestinien » ont démontré que l’anti-sémitisme avait mué. Fini les néonazis de papy, place aux jeunes de banlieue issus de l’immigration et à leurs accolytes français d’extrême gauche. L’alliance rouge-brune a fonctionné du début à la fin des hostilités sans jamais condamner la société palestinienne corrompue, anti-gay, mysogine, anti-démocratique, anti-chrétienne et anti-juive. Rien non plus sur les financiers du Hamas qui sont pourtant bien éloignés des idéaux de gôôche : le royaume-dictature du Quatar et les républiques islamiques de Turquie et d’Iran.

Je pense qu’il est impossible d’argumenter face à un jeune musulman français qui ne participe à ses manifestations que pour exprimer un anti-sémitisme familiale et théologique. De même qu’il est impossible de raisonner un gauchiste aveuglé par une culpabilité post-coloniale, doublée d’une ignorance géopolitique désolante, comme l’a très bien exprimé un internaute français : « de quel droit les juifs à qui nous avons donné un état se permettent-ils de massacrer les arabes qui étaient là avant eux ?! ».

Côté israélien, une majorité soutient que Tsahal est sorti (largement) vainqueur mais que l’Etat a « perdu la bataille ». Les israéliens ont démontré une incroyable résilience face à la guerre et jamais depuis celles de 67 et 73 a-t-on vu une telle unité et fraternité dans la société israélienne. Des millers de volontaires offraient temps et argent aux soldats au front, des énormes cantines furent même organisées par des civils à la frontière de Gaza (l’armée a même limité leurs champs d’action tant les volontaires ignoraient les risques d’obus de mortiers ou d’attaques transfrontalières). 

Globalement, la société israélienne en sort renforcée mais regrette maintenant tous ses efforts au vu du maintien du Hamas au pouvoir, de leur pseudo-célébration de victoire et du soutien des populations occidentales aux terroristes du Hamas. La côte de popularité de Netanyahou, après un haut historique pendant la phase terrestre, a plongé de manière spectaculaire depuis. Bref, le peuple était prêt à en finir avec le Hamas. Bibi justifie son choix en citant ne pas vouloir d’un « Falloujah » (bourbier irakien des américains) à Gaza. Les derniers sondages placent malgré tout le Likoud loin devant ses adversaires politiques !

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Catégories :Gaza, Israel
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