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Posts Tagged ‘Gaza’

Double standard

Un « double standard » existe lorsqu’on traite deux affaires similaires ou identiques avec des règles différentes. Cela contredit le principe de justice universelle (où une fameuse déesse tient un plateau de justice et une épée les yeux bandés).

Le point de passage de Rafah entre Gaza et l’Egypte

Double standard #1 : le contrôle de ses frontières

Lorsque Israël restreint ou ferme sa frontière avec Gaza, elle est condamnée de punir « collectivement » les arabes palestiniens et de faire de la bande de Gaza une « prison à ciel ouvert » etc. Lorsque l’Egypte le fait, comme par exemple en ce moment depuis trois jours, aucune voix ne s’élève ni à l’ONU, ni chez les gauchistes occidentaux, ni même chez les islamistes de la région.

Je précise que ce qui me gêne c’est qu’on condamne Israël qui se défend et non qu’on ne condamne pas l’Egypte. Ouvrir et fermer sa frontière est un droit basique d’un état libre.

Double standard #2 : la citoyenneté

Israël est condamné d’apartheid pour son traitement des arabes de Judée-Samarie. Mais lorsqu’un arabe suggère que les autres états arabes, où vivent la majorité des réfugiés palestiniens dans le monde,  leur donnent la citoyenneté, il est assailli de critiques à la morale bancale.

Une preuve de la logique atroce des arabes qui préfèrent maintenir dans la misère leurs frères palestiniens plutôt que de perdre une arme politique contre les israéliens.

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Les gazaouis dansent devant le sang de Boston

Shortly after the bombs exploded at the Boston Marathon, the Arabs of Gaza danced in the streets, handing out candies to passersby, Israel News Agency reported.

http://www.jewishpress.com/news/breaking-news/gaza-arabs-celebrate-boston-marathon-attack-with-dance-candies/2013/04/17/?src=ataglance

Totalement cohérent avec les danses dans les rues arabes le 11 septembre 2001.

La logique implacable d’une Geisha

NGO: Closing Gaza crossings strengthens Hamas

By YONAH JEREMY BOB
04/08/2013 19:57
Gisha, the Legal Center for the Freedom of Movement questions effectiveness, legality of border closing policy in response to rocket fire.

Donc l’ONG conseille d’ouvrir la frontière avec le Hamastan, ce qui, tout le monde sera d’accord, ne renforcera pas le Hamas. Non. Une économie ouverte et un arsenal bien fourni ne le renforceront pas. Mais non puisque Gisha vous le dit, ce sont les gentils, eux ! A chaque roquette, il faut donc laisser passer les camions contenant du ciment, du fer et des mèches qui serviront respectivement à construire des centres de recherche contre le sida, des cages de footbal et des cierges pour les églises des arabes chrétiens.

 

La pression s’accumule sur le futur gouvernement de Netanyahou

13 janvier 2013 Laisser un commentaire

Les européens et les jordaniens seraient en train de préparer une proposition d’accord de paix pour mars (j’émet un gros doute sur une date aussi proche mais admettons).

Les contours de ce plan serait une copie des accord de Génève et du plan saoudien qui favorisent grandement les palestiniens. Il ne placerait aucune contrainte sérieuse de sécurité et de normalisation tout en demandant à Israël de se retirer de grandes étendues de Judée et Samarie, et donc d’expulser ses propres citoyens de la terre de ses ancêtres.

Que Netanyahou pourrait-il répondre sans trahir ses électeurs de droite ?

Version « je botte en touche »

Dans un style assez netanyahou-esque, j’imagine qu’il pourrait insister sur plusieurs points dont il sait pertinemment que les palestiniens refuseront catégoriquement. Ce fut même la stratégie d’Arafat pour éviter la conclusion d’un accord avec Clinton et Barak. Liste non-exhaustive :

  • Reconnaissance d’Israël comme état juif et donc refus d’intégrer des « réfugiés » palestiniens (principe du « 2 états pour 2 peuples ») ;
  • Jérusalem unie sous contrôle israélien avec Maale Adumim et la zone E1 les reliant ;
  • Contrôle militaire de la vallée du jourdain et éventuellement de certains hauts plateaux de Samarie centrale pour empêcher que la région suive le chemin catastrophique de Gaza.

Version sécuritaire

Bibi peut demander des garanties strictes sur la capacité du Fatah à faire régner l’ordre non seulement dans les régions qu’il contrôle déjà mais aussi à Gaza, actuellement dirigée par le Hamas. Bibi peut aussi profiter d’attaques de terroristes de la bande de Gaza pour lancer une offensive terrestre et paralyser (temporairment) toute négociation avec Abbas.

Français : Enfants à Méa Shéarim (Jérusalem, I...

Enfants à Méa Shéarim (Jérusalem, Israël). (Photo credit: Wikipedia)

Version « wild card »

Attaquer les installations nucléaires de l’Iran !

Ou encore mieux : demander le contrôle absolu et exclusif de la vieille ville de Jérsalem y compris le Mont du Temple. Dans ce scénario fou, Netanyahou accepterait la première carte que Abbas lui présenterait, même si cela conduirait à expulser 200 000 juifs de Judée et Samarie. Il accepterait de donner Jérusalem-est et la reconnaitrait immédiatement comme capitale de la Palestine..

Et échange, il demanderait juste la vieille ville en insistant spécifiquement sur le Mont du Temple comme lieu symbolique pour le peuple juif : « le monde juif et Israël accepteront de perdre la Judée et la Samarie, contrées historiques, mais pas l’ancienne Jérusalem, le coeur de la civilisation juive ». Abbas et ses amis, hystériques à l’idée de voir la Kippat ha-Sel‘a remplacée par le troisième temple juif, quittera surement la table effrayé, car je suis persuadé que les arabes ont bien plus peur du juif que de l’israélien.

Le Fatah célèbre le terrorisme plutôt que la paix et l’indépendance

Le 2 janvier, le Fatah a tenu une grande parade festive à Dehaisheh en Judée. Faux-missiles et vrais kalachnikovs étaient exhibés dans une ambiance familiale décontractée.

Il s’agirait du 48ème anniversaire. Pas de l’établissement du Fatah, mais du permier acte terroriste anti-juif : une bombe posée près d’un réservoir d’eau israélien en janvier 1965 (Caroline Glick remarque avec justesse que le Fatah n’a pas été créé en 65 mais en 57).

Cela en dit long sur celui que la « communauté internationale » qualifie de président modéré et pro-paix.

Logo

Logo « 48 » du Fatah avec la carte de tout Israel (sauf le Golan) revendiquée comme palestinienne

Quelle sera la position sur la Judée Samarie du prochain gouvernement de Bibi ?

23 décembre 2012 1 commentaire

Nous ne sommes plus qu’à un mois de l’élection et les différents partis s’exitent et testent l’opinion sur certains sujets sensibles. La politique israélienne des « territoires » est au coeur de la campagne électorale à droite.

Naftali BennettL’étoile montante de la droite, après l’intégration de Yisrael Beitenou dans le Likoud et l’inculpation de son leader pour fraude, est Naftali Bennet le chef de file de Bait Yehudi. Représentant les sionistes religieux, il a fait des déclarations assez classiques finalement sur sa positions vis-à-vis de la Judée-Samarie.

I would not call publicly to refuse orders […] To expel people from this land is a horrendous thing. I will work with all my soul and with all my strength not to allow that to happen.

Devant l’avalanche de critiques de la quasi totalité des partis israéliens, son collègue Moti Yogev a pris sa défense :

He said on a personal, emotional level that he wouldn’t be able to, and would be willing to pay for it. Nobody called publicly for refusing IDF orders.

Netanyahou a lui même été très dur vis-à-vis de Bennet, son ancien chef de cabinet qui a pourtant déclaré ouvertement vouloir faire parti d’une coalition avec le Likoud :

These are very grave remarks […] The State of Israel’s existence is founded on the IDF. Anyone who advocates refusing IDF orders will not be part of the coalition in the next government.

Bennet a lui même modéré ses propos :

 Thousands of young people could think that I called to refuse orders, and take a mistaken example from me. I did not call to refuse orders. I have been serving in the IDF for 22 years as a fighter and a commander, and I never called to refuse orders – every intelligent [television] viewer understood that. […] I pray with all my heart that a command like this will never be given again, but I want to say clearly: Every soldier must fulfill orders.

Et contre-attaque :

Mr. Prime Minister – yes or no? Do you plan to uproot Jews from their homes again? [Bayit Yehudi] will be a big, significant party that will prevent a situation in which IDF soldiers will face such inhumane dilemmas again.

Mais Bennet est aussi attaqué par sa droite, avec le journaliste et activiste Martin Sherman qui ne croit pas à la proposition de Bennet d’annexer la « zone C » de la Judée-Samarie.  Il préfère l’annextion pure et simple de toute la région et des compensations financières (par famille) à tous les arabes souhaitant partir. Sherman met en avant l’incontrôlable frontière que créerait une annexion partielle : la limite entre les zones palo A+B et la zone israélienne C fait 1000 km de long !

Un contre-argument facile serait de transferer aux arabes une petite partie de la zone C afin d’obtenir un territoire le plus contigu possible et donc, la frontière plus courte.

Les territoires palestiniens seraient alors composés d’un bloc en Samarie autour des grandes villes de Ramallah et Napolouse (Shechem), un bloc en Judée autour de Hébron-Beit Le’hem et enfin de Gaza, déjà independant depuis des années. Cette situation serait bien meilleure qu’aujourd’hui car elle poserait les bases d’un état tout en garantissant à l’état juif des frontières défendables. Israel serait donc « agrandie » avec les villes juives situées à l’ouest de la Samarie, des banlieues de Jérusalem, de Maale Adumim, de la vallée du Jourdain et du désert de Judée.

Bibi et Liberman sont plutôt dans l’optique « garder les grandes implantations, Jérusalem unie et le contrôle militaire de la vallée du Jourdain. Mais les 35 premiers députés de la liste Likoud Beitenou sont tous sauf des pro-Oslo et si le prochain gouvernement inclue Bait Yehudi, le duo de l’exécutif devra tenir compte du parlement dans leurs futures négociations avec Abbas et Obama.

Créer vous-même votre carte du processus de paix israélo-arabe

19 décembre 2012 Laisser un commentaire

Voici ma version, mais vous pouvez faire la vôtre en ligne sur le site ISpeacepossible.

Elle ne permet d’inclure côté israélien la vallée du jourdain et le désert de Judée où vivent pourtant plus de juifs que d’arabes et que les palestiniens n’ont jamais cherché à contrôler.

Ma version permet de découvrir que même en annexant TOUTES les villes juives à l’ouest de la barrière de sécurité, il resterait 80 000 israéliens côté arabe (voir plus si on ajoute les implatations non-reconnues, et la croissance démographique d’ici à ce qu’un hypothétique accord soit trouvé). Quand on se rappelle du trauma des évacuations des 9000 habitants du Gush Katif et de la centaine de Migron, une expulsion 10 fois supérieure serait un suicide politique et bourbier économique. Sans parler du fait que l’AP demanderait l’équivalent en territoire israélien.

Finalement, l’annexion de la zone C qui représente 40% de la Judée-Samarie, déjà contrôlée et peuplée par Israël, l’accès à la citoyenneté des quelques palestiniens y résidant, et l’autonomie des villes arabes des autres zones A et B me semblent une bien meilleure alternative.

Cliquer pour agrandir